Ouvre la porte, pochette.

El Gato Negro, chat noir sur un toit brûlant.

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Fût ( sans jeu de mot ) une époque où je buvais du vin, et pour moi, El Gato Negro, c’était avant tout une gourmandise du Chili, un vin tannique et parfumé comme un disque d’Axel Matrod, avec beaucoup de soleil dedans, des goûts qui se mélangent, une grande vague que l’on ne cherche pas à analyser, une euphorie de vacances, propice à un moment de détente un peu léger tel le babos à dreadlocks qui drague sur la plage avec sa guitare.

Un gros cliché de vacances, pourtant bien loin du disque de Gato Negro. Difficile à raconter, cet album, tant il est multiple, selon la presse, la grande nouveauté de ce deuxième disque, ce sont les textes en français, un chanteur qui ne se cache plus, s’exprime avec simplicité sur ce qui le turlupine, la misère, la souffrance, l’intolérance avec tous les prismes de la sono mondiale.

Oui, car, c’est le risque du voyage, quand on est étranger dans un pays, on ouvre les yeux sur le sentiment de n’être personne, invisible dans une culture que l’on aimerait bien comprendre mais qui ne s’offre pas d’elle même, qu’il faut aller chercher note par note comme une nouvelle langue..

C’est ça, d’ailleurs la difficulté de ces chansons, on peut être touriste de ce disque, et ne pas chercher d’où viennent ces sons et ces instruments exotiques, flotter au dessus de ses mélodies, mais si on cherche à comprendre ses influences, il faut faire un effort car le voyage est vaste de l’Afrique à l’Amérique du sud. Alors, j’ai cherché quelques repères, quelques copains de voyage, Cyril Atel par exemple, aux percussions, je le connais bien, c’est un virtuose du boum, on le connaît depuis longtemps maintenant notamment avec l’excellent groupe Bumcello, ses voyages musicaux avec M, les Gnawa, ou bien Congopunq, incroyable duo avec Monsieur Cong, qui ne jouait pas de musique mais mimait des happenings n’importe quoi sur scène.

 

 

Et puis, au cours de ce voyage Gato Negro, on retrouve aussi, Alex Gopher qui mets la patte finale sur le disque, musicien pionnier de la French Touch et ingénieur du son génial, qui touche à tout avec finesse. Un petit nouveau aussi, Etienne Choquet à la guitare et co-compositeur du disque formé très sérieusement à la musique cubaine à Cuba, et qui gravite aussi dans la planète Zebda. Et puis, bien sûr, ce chanteur bariolé avec nous aujourd’hui, Axel qui chante l’amour universel comme personne et l’amour à deux comme chacun….

Voilà, vous l’avez compris, Axel Matrod, n’est pas un touriste de la world music, pas un simple dragueur de Club de vacances, il connaît ses classiques et travaille avec les meilleurs et quand il ouvre sa porte, c’est une démarche profonde et réfléchie, avec Amnesty international par exemple, et cette main tendue vers des destins dont la violence n’effacent pas l’amour et l’espoir, Kouamé par exemple qui rejoue son arrivée en France dans le clip d”’ouvre la porte”, adolescent migrant sur cette plage malgré ses traumatismes.  Preuve que la main tendue n’est pas un instagram de star avec des petits enfants en Afrique, mais un véritable geste d’amour et de prise de conscience. Danser, penser, n’est ce pas cela la base de la musique du monde ?

 
 

Les concerts :

12 juin Théâtre Molière Sète
15 juin Saint Maurice en Fête
21 juin Fête de la musique, Mantes-la-jolie, France
22 juin Festival Métissage Bernex, Switzerland

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